Masturbation – Julia Channel

Julia Channel : une ex pornstar devenue chanteuse, écrivain, journaliste… vous pouvez trouver une interview sur le site de Neoplaisir.
Voici les paroles de la chanson :
Mes mains manient mon sexe
Comme vous savez le faire quand les choses sont belles
Quelle leçon dans le son / Honte à vous / Masturbation
Désirs sexuels et sensuels
Ne sont que des mots / Oui des mots
Dans la recherche obstinée d’elle
Que mon corps est beau !

Mes mains se font caresses / Avec délicatesse, mon corps de déesse
Se plie sans compagnie / Aux plaisirs interdits /Seule je m’initie
Substitue plein de malice / Vers lequel je glisse / Le plaisir les justifie
Seule je me suffis

REFRAIN
Honte à vous / Masturbation / Où sont les garçons ?
Honte à vous / Exhibition / Trop d’introversion
Honte à vous / Masturbation / Chacun sa façon
Honte à vous / Exhibition /Mmmmmh….. Que c’est bon

Mes mains manient mon sexe / Comme nous savons le faire car les choses sont belles
Quelle leçon dans le son / Réalité sans fiction
Lentement mes doigts s’unissent / Le long de mes cuisses / Quel délice
Plus de temps pour faire de pause / Bientôt l’overdose

REFRAIN


Serge Gainsbourg, Miossec

Variations sur Marilou de Serge Gainsbourg (extrait de la dernière strophe) :
Là-dessus cette Narcisse / Se plonge avec délice /Dans la nuit bleu pétrole / De sa paire de Levi’s
Elle arrive au pubis /Et très cool au menthol / Elle se self contrôle / Son petit orifice
Enfin poussant le vice / Jusqu’au bord du calice
D’un doigt sex-symbole / S’écartant la corolle /Sur fond de rock-and-roll
S’égare mon Alice / Au pays des malices /De Lewis Caroll.

La fidélité de Miossec :
Et je sors, et je drague comme on crève
Avec tellement de choses à regretter
Comme ta langue sur mes lèvres
Et mes mains sur tes poignets
Dis-moi que puis-je y faire
Si je ne sais faire que traîner
Car tu es loin et moi je crève
De ne pouvoir te toucher
Et je sors et je drague comme on crève
Avec tellement d’envie à ravaler
Mais si ma bite et mon cœur font grève
Je peux très bien me toucher
Et si ma langue traîne par terre
Je peux très bien l’avaler
Car tu es loin et moi je crève
De ne pouvoir te baiser
Oh mon amour, oh mon amour
Oh mon amour, je crève de ne pouvoir t’enlacer
Oh mon amour, oh mon amour
Oh mon amour, je crève de ne pouvoir te baiser
Mais si un beau jour je cède
Pourras-tu me pardonner
Mais si un beau jour je m’achève
Dans l’infidélité
Penses-tu que l’on se relève
De tous ces corps si étrangers
Ou que l’on en crève
Ca me ferait tellement marrer
Et si l’envie m’envahit les lèvres
Je peux très bien me lécher
Et si ma langue traîne par terre
Je peux très bien l’avaler
Oh mon amour, oh mon amour
Oh mon amour, je crève de ne pouvoir te toucher
Oh mon amour, oh mon amour
Oh mon amour, je crève de ne pouvoir te baiser


Les Charlots – Histoire merveilleuse (Je bande)

Merci à Gérard Rinaldi (et aux Charlots) pour cet hymne à l’érection matinale et à la masturbation
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Ce matin en me réveillant
Quelle surprise en regardant
Mes couilles
Là juste devant mes deux noix
C’est fou, je ne reconnais pas
Ma nouille
Hummmm, je bande
(Ah quelle quéquette il a, ce mec-là)
Je bande
(Ah quelle quéquette qu’il a)
On est surement un jour férié
Jamais je n’ai eu un tel vié
D’athlète
Raide et tendu vers le plafond
Il coupe en deux mon horizon
C’est chouette
Hummmm chouette
Hooo, je bande
(Ah quelle quéquette il a, ce mec-là)
Je bande
(Ah quelle quéquette qu’il a)
Ça c’est du zob, ça c’est du zob ouais
Oh quelle quéquette que j’ai
Ça c’est du zob, ça c’est du zob ouais
Oh quelle quéquette que j’ai
Je devrais m’en servir tout de suite
En me faisant une petite
Branlette
Oui, une branlette
Mais j’ai peur, si je prends mon pied
J’en suis sûr, je vais débander
Ce serait trop bête
Beaucoup trop bête
Hooo, je bande
Je bande
Ça c’est du zob, ça c’est du zob ouais
Oh quelle quéquette que j’ai
Ça c’est du zob, ça c’est du zob ouais
Oh quelle quéquette que j’ai
Ça c’est du zob, ça c’est du zob ouais
Oh quelle quéquette que j’ai


Ophélie Winter – Tout Le Monde Le Fait

Tout le monde le fait d’Ophélie Winter (fait quoi ? tout le monde se masturbe). Le clip ici.
Ok, personne n’est parfait / On a tous nos défauts faut pas s’en cacher
Ok, on préfère s’isoler / Ne pas en parler / L’avouer, personne ne l’oserait
Le plaisir solitaire demeure un péché / Cliché de facilité / Pourquoi s’en priver ?
Tout le monde le sait / Tout le monde / Tout le monde le fait / Tout le monde
Depuis que la terre est ronde /Il nous suffit de quelques secondes
Tout le monde le sait / Tout le monde / Tout le monde le fait / Tout le monde
Depuis que le monde est monde / On a les mains vagabondes
Ok, dans la société / Onan n’est pas un dieu vraiment respecté
Prié dans l’obscurité, il est glorifié / Secret, l’un des mieux gardé
On ne dit pas les mots par peur de choquer / On fait comme si de rien était /Dans l’intimité

Encore un Fantasme… – Les Wriggles

La masturbation racontée par les Wriggles
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Sur tous les continents / les malades comme les bien-portants
tous les peuples, toutes les tribus / depuis le tout début
pendant l’adolescence / c’est de l’acoutumance
après faut voir / c’est chacun son histoire

Refrain :
Encore un fantasme / qui s’en va dans le lavabo
encore un orgasme / en solo
encore un fantasme / qui s’en va dans le lavabo
encore un orgasme / en solo

Par exemple au réveil / ou pour trouver le sommeil
automne, hiver, printemps été / pour certains c’est
tous les jours de l’année
parce qu’on est contents / de temps en temps / parce que ça détend / pour passer le temps
parce qu’on est trop pressé / parce qu’on est trop stressé / des fois sans faire exprès

Refrain

Les jeunes, les vieux, les ouvriers, les patrons
dans la maison du bon dieu les gentils les tarés les pauvres cons
à l’internat c’est du chacun pour soi / dans les casernes c’est branlebas de combat
à la maison blanche, au Kremlin, à l’Élysée, entre deux débats dans les toilettes de l’assemblée
le commandent de bord pendant Paris-Francfort
le dail lama, le pape, Jésus ou n’importe quel barbu
et à l’hôtel? ah j’y avais pas pensé / et en prison? ouais j’crois que c’est toléré
dans les toilettes du TGV, c’est plausible

Refrain

Dans les couchettes d’un camion de routier, c’est archi crédible
à l’hôpital, sûrement, après un enterrement ça se peut
dans une morgue, c’est …. ah c’est dégueu !
avant de passer à l’acte c’est ton choix
hey les gars on se fait un concours?!
à vos marques et 1 2 3

Refrain


Colette Renard – Les nuits d’une demoiselle

Colette Renard énumère des synonymes de cunnilingus et autres pratiques sexuelles dans un chanson intitulée « Les nuits d’une demoiselle » Image de prévisualisation YouTube

Que c’est bon d’être demoiselle
Car le soir dans mon petit lit
Quand l’étoile Vénus étincelle
Quand doucement tombe la nuit

Je me fais sucer la friandise
Je me fais caresser le gardon
Je me fais empeser la chemise
Je me fais picorer le bonbon

Je me fais frotter la péninsule
Je me fais béliner le joyau
Je me fais remplir le vestibule
Je me fais ramoner l’abricot

Je me fais farcir la mottelette
Je me fais couvrir le rigondonne
Je me fais gonfler la mouflette
Je me fais donner le picotin

Je me fais laminer l’écrevisse
Je me fais foyer le coeur fendu
Je me fais tailler la pelisse
Je me fais planter le mont velu

Je me fais briquer le casse-noisettes
Je me fais mamourer le bibelot
Je me fais sabrer la sucette
Je me fais reluire le berlingot

Je me fais gauler la mignardise
Je me fais rafraîchir le tison
Je me fais grossir la cerise
Je me fais nourrir le hérisson

Je me fais chevaucher la chosette
je me fais chatouiller le bijou
Je me fais bricoler la cliquette
Je me fais gâter le matou

Et vous me demanderez peut-être
Ce que je fais le jour durant
Oh! cela tient en peu de lettres
Le jour, je baise, tout simplement


Extraits littéraires (E.Jong, A.de Musset, R.Barthes, Silvagni, R.Turner)

Le complexe d’Icar d’Erica Jong.
Elle est allongée à côté de lui, parfaitement immobile. Elle doit se palper pour bien s’assurer qu’elle n’est pas morte. Elle songe aux deux premières semaines où elle s’était retrouvée avec une jambe dans le plâtre. Elle avait pris l’habitude de se masturber régulièrement, pour se convaincre qu’elle pouvait encore avoir d’autres sensations que la douleur. La douleur était sa religion, alors. Le plus total des engagements.
Sa main glisse sur son ventre. L’index droit caresse le clitoris, pendant que le gauche s’enfonce en elle, jouant les pénis. Qu’est-ce que ça peut bien ressentir, un pénis, avec toute cette douceur de chair qui l’enveloppe et qui cède et se creuse ? Trop petit, ce doigt. Elle en ajoute un second et écarte les deux en fourche. Mais les ongles sont trop longs et font mal.
Et s’il se réveillait ?
Peut-être est-ce cela qu’elle aimerait – qu’il  se réveille et voie comme elle se sent seule. Seule, seule, seule. Elle bouge les doigts au rythme de ce mot et sent ceux qui sont à l’intérieur devenir doux et crémeux, tandis que le clitoris se hérisse, dur, rouge. Rouge… le bout des doigts est-il sensible aux couleurs ?  Rouge, c’est comme ça qu’elle le sent, au toucher, tandis que la caverne, les doigts la sentent pourpre. Pourpre royal. Comme si le sang, là en bas, était bleu.
– A quoi pensez-vous en vous masturbant ? lui demandait son psychanalyste allemand.
Il prononçait : A quoi pensez-fous ? (Je pense fou donc je suis.)
A vrai dire, elle ne pense à personne en particulier. Si, à tout le monde, plutôt. A son psychanalyste et à son père. Non, pas à son père. Impossible. A un homme dans le train, oui. Un homme avec un grand blanc à la place de la figure. Et le pénis qui a un œil, unique et qui pleure.
Elle sent les convulsions de l’orgasme téter avidement l’extrémité et le pourtour de son doigt. Puis ses mains retombent le long de son corps et elle sombre dans un sommeil de mort.

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Gamiani ou Deux nuits d’excès d’Alfred de Musset.
Je m’arrête, je frémis, il me semble que je fonds, que je m’abîme, ah m’écriai-je, mon Dieu ah ah, et je me relevai subitement épouvantée, j’étais toute mouillée.

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Roland Barthes de Roland Barthes.
Elle a une bague à chaque doigt, et chaque ongle de ses deux mains est teint d’une couleur différente de ses voisins ; celui du medius, plus court, d’un carmin lourd, désigne grassement le doigt de la masturbation.

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La forêt veuve de Silvagni.
Y a la gamine innocente qui… aime bien l’invité… pire qu’un oncle… puis, dans un moment de silence… rouge de fierté et de honte de le faire, elle passe la jambe et bien à cheval, et écrase son bouton sur sa cuisse.

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Tite belle de Robert Turner.
Elle plaça la poire de caoutchouc avec mille précautions sur la tête du tit marin dans son canot qui frétillait comme un naufragé apercevant ses sauveteurs.


Extraits littéraires (M.Sachs, C.Collard)

Le sabbat de Maurice Sachs.
Après une trêve de chasteté facile, mon corps se prit à diablement vouloir, j’eus un sommeil incertain, des moiteurs angoissées, des sécheresses fiévreuses : le drame commençait, un de ces drames que presque tous les êtres humains ont connu, la lutte de Jacob et de l’Ange, le refus forcené de soi-même, et l’abandon terrible qui s’ensuit, lutte d’ailleurs qui n’est tragique que parce que toute la civilisation nous en a fait un crime depuis notre enfance. Il n’est rien en somme dont l’homme ne se cache aussi totalement que de la masturbation. Notre jeunesse pourtant se développe autour et le nombre d’hommes et de femmes qui s’y adonnent, jusqu’au déclin de leurs désirs, est prodigieux. C’est le refuge de l’insatisfaction du cœur et des sens, c’est la douceur qui vient couvrir la douleur physique, c’est l’oubli, la préparation au sommeil, la continuation de la nuit, une lanterne magique où s’allument des images ravissantes, un épanchement furieux, une montée charmante au plaisir ; et c’est l’ombre, la solitude, la reconnaissance en soi de richesses fabuleuses, un amusement d’enfant, un cri d’homme, un soupir de femme, c’est à quelque âge qu’on ait la jeunesse retrouvée et par sa propre main comme un diplôme de beauté ; mais c’est aussi la honte, le secret, les portes fermées à double tour, la peur d’être surpris, le halètement retenu, l’objet familier détourné de son usage et approprié à des rages qui ne s’avouent pas, c’est l’oeil de la bête qui s’allume dans son visage qu’on ne reconnaît point, sa laideur étalée, des cris dont on a horreur, des soupirs qui montent d’on ne sait où, de bien plus loin et plus profond que l’homme, une buée qui vient aveugler les vitres du moi, et dans laquelle, prisonnier, l’on se tord, l’on se torture, l’on souffre, l’on se refuse et l’on se donne ! A qui ? A quoi ?  A rien, à personne, comme le clown qui lutte avec lui seul, ses propres mains agrippées à ses propres épaules. Ah ! que je me suis débattu dans cette cellule qui devenait tout à coup la chambre des démons ; je me jetais aux pieds du lit, je m’enfonçais dans la prière, mais le sang battait encore en plein ventre et rien d’inhumain ne pouvait abattre cette extrême turgescence qui me précédait comme un fanal et renvoyait en moi d’abominables lueurs. J’aurais pu hurler dans ma solitude ; je quittais la pièce ; je courais à la chapelle, au jardin ; je revenais, je m’agenouillais, je me relevais, je retombais, je repartais, je rentrais et je venais enfin m’abîmer, vaincu, dans une déchirante volupté.

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Condamné amour de Cyril Collard.

Je suis entré dans les toilettes du train qui me ramenait d’Alexandrie. La lumière qui se reflétait sur les murs de plastique orange avait une teinte chaude. Le mur était mouillé, taché de boue. Derrière la vitre opaque des formes sombres défilaient. Comme des idées passagères. Je pissai. Machinalement, en boutonnant ma braguette, je me regardai dans le miroir fixé à la porte. Mon image se reflétait doublement : de face, puis de trois quarts dos, dans l’autre miroir qui se trouvait au-dessus du lavabo. Une terrible excitation montait en moi. Je fis tomber mon blue-jean sur mes genoux. Je portais un caleçon à fines rayures grises et blanches que j’avais acheté pour éviter aux élastiques d’un slip d’aggraver les plaies que j’avais à l’aine. Mon sexe se raidit. Je m’appuyai dos à la fenêtre et me touchai à travers l’étoffe du caleçon. Le tissu était lâche autour des cuisses. Je sortis par cet espace ma queue tendue et mes couilles. Je commençai à me branler. Le train ralentit et je crus qu’il allait s’arrêter. Mais il reprit sa vitesse de croisière. La poignée de la porte tourna puis revint à sa position de départ. Quelqu’un voulait entrer et j’étais face à lui. La porte nous séparait. Elle portait le miroir qui me renvoyait mon image et m’excitait. J’imaginais qui pouvait vouloir entrer. Personne, sans doute, qui pût combler mes fantasmes de jeunes garçons doux de violence au repos qui m’auraient sodomisé devant le reflet du miroir, ou de gamines lascives que j’aurais souillées d’un jet d’urine avant de les baiser. Mais cette pensée suffit à me faire jouir. Quand j’ouvris la porte et me trouvai face à deux femmes dont l’une tenait par la main un petit garçon grassouillet, mon sperme dégoulinait en rigoles blanchâtres sur le miroir.